Whisky by James Bond

James Bond est né en Ecosse, donc il boit du whisky, mais quel whisky peut bien préférer un écossais élégant ?

fd008-talisker-10-yearsDans « le monde ne suffit pas » et « meurs un autre jour », James boit du Talisker, un single malt, un excellent choix, pas de surprise et un standing conforme à 007.

Dans Skyfall, James Bond, M et même Javier Bardem, alias Silva dégustent un Macallan, sans doute un 18 ans d’âge. Voilà un Single Malt absolument délicieux et un choix de classe.

Pourtant, dans Goldeneye, James Bond craque :

M: Would you care for a drink?
007: Your predessesor kept some cognac in the top drawer of…
M: I prefer Bourbon. Ice?
007: Yes.

Comme nous pouvons le lire, il ne fait qu’être au niveau de son élégance, et pour ne pas vexer son invité, il prend la même chose, même si M pousse le vice jusqu’à mettre de la glace, dans son whisky.

Macallan Shery oak, 18 ans d’âge, 50 €

Tallisker, 10 ans, 40 €

Jack Daniel’s 28 €

James Bond boit-il de la bière ?

Heineken est un partenaire de la franchise depuis Demain ne meurt jamais (1998), mais selon la légende, James Bond n’en buvait pas lui-même.

Et pourquoi ? Les puristes estiment que cette boisson est trop vulgaire, pas assez raffinée pour 007, ce qui a d’ailleurs donné lieu à une polémique lorsqu’on a appris que James en boirait dans Skyfall. Passons sur le fait que la bière est une boisson, tout ce qu’il y a de plus acceptable, et vérifions si James ne se laisse jamais tenté par une mousse, ce qui est un comble pour un britanique, fusse-t-il Sir.

fd015-red-stripe-thumb1962, en Jamaïque, James Bond retrouve Quarell, dans un bar au bord de la plage, et commande une bière, une Red Stripe, la plus fameuse des bières jamaïcaine. Il faut dire que le producteur, Albert R. Broccoli possédait une villa nommé Goldeneye en Jamaïque.

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Dans les nouvelles de Ian Flemming, James Bond boit également de la Lowenbrau (fameuse bière allemande de Munich), ainsi qu’à New-York, une Miller High Life, une bière également surnommée le champagne de la bière.

Jusqu’ici, goûter la bière typique en Jamaïque, et boire une bière à Munich et à New-York, rien d’avilissant pour la classe de James Bond. Mais voilà, dans Skyfall, patatra, James boit une Heineken, comme…n’importe qui !

La seule morale de l’histoire peut être que nous sommes désormais rassurés, James Bond ne boit pas que des flacons rares ou hors de prix, mais il sait aussi se taper une bonne bière…sauf qu’il est en Smoking, mais c’est James Bond quand même !

Aston Martin DB5 : Voiture iconique de James Bond !

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Pour les besoins cinématographiques, les réalisateurs avaient utilisé deux Aston Martin DB5 1964, l’une d’elles étant identifiée par les lettres FMP 7B et bénéficiait des fameux gadgets qui ont fait la réputation de cette voiture iconique. John Stears, spécialiste des effets spéciaux, avait alors reçu un Oscar pour son excellent travail.

En 1969, le DJ américain Jerry Lee avait acheté la célèbre voiture pour la modique somme de 12 000 $.

Le nouvel acquéreur est un homme d’affaires américain, Harry Yeaggy pour la modique somme de 4,6 millions de dollars. Vous pouvez toujours la voir si vous passez par l’Ohio, où se trouve le musée de l’homme d’affaire.

La belle Aston Martin DB5 1964 de série, utilisait un moteur six cylindres en ligne de 4,0 litres d’une puissance de 282 chevaux et 288 lb-pi de couple. Elle pouvait boucler le 0 à 60 mi/h (97 km/h) en 7,1 secondes et atteindre une vitesse maxi de 145 mi/h (233 km/h).  Elle consommait 16,4 l/100 km.

Des gadgets bien réels
La version FMP 7B mise aux enchères est évidemment celle qui dispose d’une panoplie de gadgets électroniques et d’armes, dont certains biens réels:

  • siège du passager éjectable;110435_Aston_Martin_DB5_1964_de_Sir_James_Bond_vendue_4_6_millions 110442_Aston_Martin_DB5_1964_de_Sir_James_Bond_vendue_4_6_millions
  • panneau de toit éjectable;
  • bouclier arrière pare-balles;
  • plaques minéralogiques pivotantes;
  • pare-chocs à tampons hydrauliques;
  • mitraillettes à l’avant comme à l’arrière;
  • déchire-pneus installé dans chaque moyeu;
  • épandeur d’huile et de chardons;
  • pot d’échappement épandeur de fumée;
  • radar caché dans le rétroviseur;
  • écran radar, ancêtre du GPS;
  • téléphone dissimulé dans la portière;
  • touches de contrôle sous l’appuie-bras;
  • tiroir cache armes.

N’oublions pas que pour avoir une Aston Martin, il faut tout de même avoir de la classe…

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Une Rolex et deux Breitling dans Opération Tonnerre

tonnerre1En 1965, James Bond est encore Sean Connery, et la série est encore loin du véritable phénomène que la franchise connait aujourd’hui. Dans « Opération Tonnerre » (Thunderball), James Bond porte d’abord une Rolex Oyster Perpetual 200m/660 ft Submariner ref. 6538, montée sur un bracelet Nato (Otan). Montre mythique de plongée et référence chez les horlogers, James Bond n’a cependant pas encore les moyens de se la payer, puisque c’est Albert R. Broccoli, le producteur de 16 films de la série, qui lui prête la sienne. Il l’a d’ailleurs déjà fait pour « James Bond contre Dr No » et « BonsBaisers de Russie », à croire que, malgré les apparences, Sean Connery les manipule avec précautions.

On imagine que M. Brocoli doit être accueilli en seigneur dans les ateliers Rolex. Un regret tout de même, avoir un si beau chronographe, et monter un bracelet Nato trop petit, (18mm au lieu de 20mm Cf. photo de droite ci-dessous) est étonnant. Sans doute, James Bond nous rappelle ainsi, que lui aussi, peut se tromper. Ouf !

Pour porter le mythe, il vous en coûtera au moins 28 000 € pour la montre, plus quelques sous pour le bracelet Nato, alors tous à nos livret A !

Dans les années 30, Breitling fournit la Royal Air Force. Trois compteurs égrènent heures, minutes et secondes et une lunette tournante permet de faire des calculs en vol. C’est d’ailleurs la montre du Commandant François Derval, officier de la Royale Air Force.

Pour jouer les officiers de l’armée de l’air britannique, comptez au moins 4000 €.

Et enfin, la petite dernière est moins passée à la postérité que les deux précédentes. Sans doute à cause de son look « vinage », de ce cadran gigantesque et ce tout petit bracelet métallique, elle n’en reste pas moins une belle machine, cette Breitling Top Time de 1965, confiée par Q à James Bond pour lui permettre de se ré-équiper au milieu du film.

Comptez un peu plus de 1000 € si vous parvenez à la trouver d’occasion, sur les sites spécialisés. breitling-top-time_1